vendredi 16 novembre 2012

Pulp à l'Olympia, aussi bon que la première fois



Les fans attendaient cela depuis bien trop longtemps. Depuis leur récente reformation, Pulp n'avait pas encore (re)fouler les scènes parisiennes. Dix longues années qui ont vu Jarvis Cocker s'égarer un peu en solo, revenir vers ses premiers amours, reprendre le chemin des routes. Et enfin, en cette nuageuse soirée d'automne, le (re)voilà dans notre belle capitale, en tête d'affiche du vingt-cinquième festival des Inrocks, le même qui l'avait propulsé vers la gloire en 1991. Pour l'occasion, la salle de l'Olympia affiche complet depuis plusieurs semaines et dans le public, on ressent ce petit frisson des nuits endiablées, des souvenirs impérissables.

La musique d'ambiance s'éteint à peine que les cris apparaissent, que les clappements de mains surgissent de la fosse et que les têtes bouillonnes déjà. Pourtant, les lumières sont toujours allumées mais un grognement résonne comme un épuisant compte à rebours. Mais quand elle s'éteignent la joie envahit les coeurs des milliers de spectateurs et des néons verts apparaissent délivrant quelques messages sympathiques. Les musiciens investissent la salle, Jarvis s'affutent derrière le rideau. Celui-ci tombe et comme un symbole Pulp démarre avec un Do You Remerber The First Time d'anthologie. Le son excellent met en avant les cinq musiciens et Cocker se dandine déjà comme un maître de cérémonie absolument déchaîné, en pose constante et en volupté inégalable. A l'aide d'un humour très britannique, il rythme son set et balance sans sourciller et avec panache un répertoire de tubes complètement faramineux : Pink Glove, Razzmatazz, Disco 2000, Babies, This Is Hardcore ... Les hymnes sont de sortie et le public les hurlent dans une ambiance extrêmement joyeuse. Tous les titres sont parfaitement exécutés et magnifiés par un Jarvis Cocker excellant dans son personnage à la fois poétique et fondamentalement populaire. Pour clore la première partie, il annonce Common People. Le sol de l'Olympia tremble comme jamais, le concert est à un paroxysme formidable, presque transcendantal et se conclue dans un fracas digne des plus belles louanges. En rappel, le groupe n'est pas en reste et propose un enchaînement Countdown, Little Girl (With Blue Eyes), Mis-Shapes, Live Bed Show émouvant, savoureux et jouissif.

Après deux heures de show et près de dix-neuf morceaux joués, la formation quitte un public parisien conquis. Presque trop tôt tant les retrouvailles s'imposent comme une réussite rare et sublime. En reposant le pied sur Paris, Pulp réaffirme son statut de maître d'une brit-pop lyrique, mélodique et inspirée. Et tout le monde en redemande.

SETLIST : Do You Remember The First Time / Pink Glove / Razzmatazz / Something Changed / Disco 2000 / Sorted For E's & Wizz / F.E.E.L.I.N.G.C.A.L.L.E.D.L.O.V.E / Acrylic Afternoons / Have You Seen Her Lately ? / Babies / Help The Aged / This Is Hardcore / Sunrise / Bar Italia / Common People / Countdown / Little Girl (With Blue Eyes) / Mis-Shapes / Live Bed Show

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