Les références ne sont même pas cachées, Burton est un grand fan des vieux films horrifiques : le nom de famille du personnage principal n'est autre que Frankenstein, difficile de faire plus simple et plus éloquent. Et beaucoup d'éléments ne sont que des reprises d'autres films : le noir et blanc rappelle celui d'Ed Wood, la banlieue WASP n'est pas sans évoquer Edward Scissorhands et le design général (les personnages et le stop motion) est vraiment similaire à The Corpse Bride. Comme si Burton était passé du côté de l'écologie et avait décidé de recycler. Il n'a même plus la décence de cacher son manque d'innovation formelle comme scénaristique. On retrouve même le personnage de Staring Girl, créée dans l'un de ses poèmes. Le loufoque s'est évaporé, les thèmes sont édulcorés : tout le charme s'est évanoui. D'autant plus que Danny Elfman n'est pas là pour rattraper le coup. La musique, loin d'être mauvaise, n'est pas de celle qu'on se souviendra (Batman, Nightmare Before Christmas, ...).
Ce film peine également à trouver son public : un univers enfantin mais sombre qui ne sied guère au jeune public et qui lassera les avertit car trop simple. Aller voir un Burton n'est plus synonyme de claque cinématographique ou de voyage obscur et romantique. Fini la transgression. Il faudrait à Burton un électrochoc pour se ressaisir ; revivre à l'image de son protagoniste, s'il veut rester un réalisateur incontournable. La baleine Disney semble n'avoir fait qu'une bouchée de Tim Pinocchio Burton, pourvu que le feu prenne assez vite.
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