vendredi 19 octobre 2012

Miguel (2,5/5) : Mélodieux et mielleux

Véritable phénomène à la critique unanime, Miguel Jontel Pimentel aka Miguel émerge de façon remarquable et remarquée dans l'univers concurrentiel des nouvelles figures R&B. Pour apporter un peu de singularité à un style qui en manque tant, le chanteur développe l'idée de néo-soul. Plus électrique et électronique, elle apporte une esthétique nouvelle et véritablement tendance ces derniers temps (Frank Ocean etc ...)

Avec 
ce deuxième album, Miguel va encore un peu plus loin dans cette expérimentation. Sans que cette dernière soit phénoménale pour autant. Kaleiodoscope Dream est un album pas désagréable du tout, au rythme clair et bien cadencé, un peu pour midinette néanmoins et fatalement surproduit notamment dans les effets de voix. Pourtant l'artiste développe un vrai sens de l'efficacité : l'ensemble s'écoute d'une traite, sans véritable temps morts, agrémenté de titres réellement savoureux et entraînants comme un puissant Don't Look Back, l'hypnotique éponyme Kaleiodoscope Dream, ou un Arch & Point vraiment étonnant. Malheureusement, autour de ces quelques prouesses, le jeune producteur et instrumentiste s'embourbe et s'égare dans des chansonnettes faciles, sans intérêt, parfois à la limite du kitsch (voir du débile) comme avec un Adorn affreusement commun ou les affreux Do You ..., How Many Drinks et Pussy Is Mine. Ce basculement entre l'inspiré et le facile semble bien être la marque d'un compositeur encore en rodage et en gestation.


Entre deux univers, le disque peine à convaincre. Il déçoit autant qu'il agace. Sans certaines faiblesses indignes (surtout dans les textes), il aurait pu constitué une agréable et douce surprise. Et sonner ainsi comme la renaissance d'un style frôlant sans cesse le lamentable. 


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