jeudi 21 février 2013

Darwin Deez (1/5) : Une oeuvre (encore) ratée



Apparu en 2010, avec un album éponyme - très - fortement inspiré par les Strokes et les escapades solos du talentueux guitariste Albert Hammond Jr, le compositeur Darwin Deez proposait alors une oeuvre sans originalité, seulement gentillette et ne faisant que reprendre gauchement les standards indie-rock du début des années 2000. Malgré une qualité somme toute relative, l'opus a connu un intéressant succès d'estime permettant à son auteur d'obtenir une certaine visibilité à travers le monde. 

Deuxième essai trois ans plus tard et nouvel échec avec un Songs For Imaginative People monstrueusement débectant et franchement sans intérêt. L'ensemble est d'une lourdeur assez impensable et se double d'une esthétique assommante aux structures éclatées. La production s'écoute comme un véritable supplice tant les chansons paraissent, au choix, mollassonnes ou véritablement dégoulinantes de sons électroniques mal maîtrisés et fortement désagréables. Le new-yorkais oublie complètement ses élans pop certes copiés mais au moins sautillants et effectue un affreux virage à 180°. Maintenant, les morceaux s'enchaînent de façon grasse et grossière, sans autre lien qu'une médiocrité manifeste. Même la voix nonchalante, presque "casablanquesque" de son précédant travail semble désormais éclipsée et paraît remplacée par des intonations futiles, hésitantes, caverneuses. Aucun moment ne relève le niveau. Pire, Darwin Deez creuse sa propre tombe en écrivant quelques horreurs comme Free (The Editorial Me), HUMAN, Good To Loose ou Moonlit. Les craintes sont désormais avérées : le chanteur n'est qu'un mirage dans un paysage musical foisonnant. 

L'auditeur peut bien faire tous les efforts d'imagination consentis, il se retrouve inévitablement devant un constat plus qu'implacable : le disque n'est qu'une succession de pistes indigestes, sans force, sans puissance et sans plaisir. Songs For Imaginative People est à ranger dès à présent aux oubliettes. Et s'inscrit déjà comme l'un des plus beaux ratés de l'année.

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